Le nouveau moteur X-Tend révolutionne l’assistance électrique pour vélos de course avec une technologie invisible et ultraperformante.
- Système ultraléger de 3,2 kg avec moteur de 1200g intégré dans le boîtier de pédalier permettant des vélos électriques sous 10 kg
- Mécanisme d’embrayage innovant qui désengage totalement le moteur en 3 millisecondes, éliminant la résistance au pédalage
- Batterie principale de 360 Wh discrètement intégrée et batterie additionnelle optionnelle pour une autonomie dépassant 3000m de dénivelé
- Trois modes d’assistance réglables et capteur de puissance précis pour une expérience cycliste authentique
L’univers des vélos de course évolue constamment, et parfois, les innovations les plus révolutionnaires sont celles qu’on ne voit pas. J’ai découvert récemment une avancée technique qui pourrait changer ma façon de concevoir l’assistance électrique sur les vélos de route. Le X-Tend représente une approche radicalement nouvelle, développée depuis 2016 par des ingénieurs passionnés comme moi qui comprennent les besoins véritables des cyclistes sur route.
Le cœur d’une révolution invisible
Lorsque j’ai démonté mon premier système d’assistance électrique central pour vélo, j’ai immédiatement compris le problème fondamental : trop lourd, trop visible et créant une résistance au pédalage une fois désactivé. Cette nouvelle génération de moteur résout ces trois problèmes d’un coup.
Le concept repose sur un moteur ultraléger de seulement 1200 grammes qui s’intègre parfaitement dans le boîtier de pédalier. Le système complet, batterie et électronique comprises, ne pèse que 3,2 kg au total. Un poids plume qui permet de concevoir des vélos électriques de course pesant moins de 10 kg – précisément 9,67 kg pour le prototype que j’ai pu examiner lors d’une présentation à Annecy en avril 2023.
Les caractéristiques techniques sont impressionnantes pour un moteur de ce gabarit. Avec une puissance nominale de 250 watts (conforme à la législation) et des pics à 390 watts, il délivre un couple nominal de 37 Nm pouvant atteindre 50 Nm en mode boost. Son diamètre de 87-88 mm lui permet de s’intégrer dans un boîtier de pédalier standard.
La batterie principale de 360 Wh (36V) pèse 1,8 kg et se loge élégamment dans le tube diagonal du cadre. Pour les longues sorties en montagne, une batterie additionnelle de 180 Wh peut être ajoutée dans un porte-bidon. L’autonomie annoncée permet de gravir plus de 3000 mètres de dénivelé, largement suffisant pour mes sorties dominicales dans les Alpes.
| Composant | Poids | Caractéristiques |
|---|---|---|
| Moteur central | 1200g | 250W nominal, 390W max, 37-50 Nm |
| Batterie principale | 1800g | 360Wh (36V) |
| Batterie additionnelle | 1200g | 180Wh |
| Système complet | 3200g | Autonomie >3000m dénivelé |
Ce qui me séduit particulièrement, ce sont les trois modes d’assistance réglables : ECO (+30%), Sport (+60%) et Boost (+120%). J’apprécie cette modulation fine qui respecte mon effort personnel tout en offrant le coup de pouce nécessaire sur les sections difficiles. Pour un cycliste comme moi qui aime sentir la route, c’est un équilibre parfait.
L’innovation majeure : un système d’embrayage révolutionnaire
Dans mon atelier, j’ai toujours été fasciné par les mécanismes ingénieux. Ce système d’embrayage est probablement l’innovation la plus remarquable de ce moteur. Le principe est d’une simplicité brillante : un mécanisme à deux cliquets qui engage ou désengage complètement le moteur en seulement 3 millisecondes.
Contrairement aux autres moteurs électriques pour vélo, celui-ci débraye totalement au-dessus de 25 km/h ou lorsque l’assistance n’est pas sollicitée. Sans cette friction parasite qui caractérise la plupart des VAE actuels, on retrouve exactement les sensations d’un vélo de course traditionnel. Seuls les roulements du pédalier créent une résistance normale.
Pour les puristes comme moi qui ont toujours hésité à passer à l’électrique à cause de cette résistance artificielle, c’est une avancée majeure. J’ai constaté que cette absence de friction permet de conserver l’agilité et la fluidité qui font le charme du vélo de route.
L’intégration technique est tout aussi remarquable :
- Compatibilité avec des pédaliers standards (Shimano notamment)
- Préservation du Q-Factor identique à celui d’un vélo de course traditionnel
- Performances de changement de plateaux similaires aux groupes traditionnels
- Unité de contrôle discrètement intégrée dans le tube supérieur du cadre
- Application dédiée pour personnaliser les niveaux d’assistance
Le moteur intègre également un capteur de puissance avec une précision annoncée de ±2%, comparable aux meilleurs systèmes de mesure utilisés par les pros. Cette précision permet d’adapter l’assistance de manière parfaitement progressive, évitant ces à-coups désagréables que j’ai souvent ressentis sur d’autres VAE.
Des défis techniques encore à relever
Malgré mon enthousiasme pour cette innovation, mon expérience de mécanicien m’oblige à rester lucide sur les points d’amélioration. Aucune technologie n’est parfaite, surtout à ses débuts.
Le bruit du moteur devient plus présent à haute cadence (au-delà de 80-85 tr/min) et particulièrement en mode Boost. Lors de mes essais, j’ai remarqué un léger phénomène de « retour de manivelles » quand on arrête brusquement de pédaler avec l’assistance active – rien d’insurmontable mais un aspect qui mérite d’être affiné.
La mesure de puissance sur le grand plateau nécessite encore des ajustements pour atteindre une précision optimale. L’interface utilisateur de l’application, bien que fonctionnelle, manque encore du raffinement qu’on pourrait attendre d’un produit final.
Ces points de perfectionnement sont tout à fait normaux pour une sixième itération après 120 000 kilomètres de tests. Les 15 brevets déposés pour protéger cette technologie témoignent de sa complexité et de son caractère novateur. Le développement se poursuit activement en vue d’une commercialisation prévue pour 2025-2026.
Personnellement, je pense que ces ajustements seront résolus avant la production en série. Mon expérience m’a appris que la perfection d’un mécanisme vient souvent après des milliers d’heures de tests et d’affinements successifs.
Un tournant pour l’adoption de l’assistance électrique
Ce moteur électrique invisible pourrait bien représenter le point de bascule pour nous, cyclistes traditionnels, souvent réticents à l’idée de l’assistance électrique. Les freins habituels – poids excessif, résistance au pédalage, faible autonomie – semblent enfin levés.
Dans un marché du vélo électrique qui a connu une multiplication par 10 en 10 ans (avec une croissance remarquable de +30% rien qu’en 2020), le segment des vélos de route électriques est resté relativement sous-développé comparé aux VTT et vélos urbains.
Cette innovation arrive à point nommé pour répondre aux attentes des cyclistes exigeants. Les sensations de pédalage préservées, la légèreté et la discrétion visuelle du système le rendent enfin acceptable pour les puristes comme moi qui cherchons avant tout l’authenticité de l’expérience cycliste.
Après plus de vingt ans passés à réparer et améliorer des vélos, je suis convaincu que nous assistons à une véritable révolution technique. Elle pourrait non seulement séduire les vétérans cherchant à prolonger leur pratique, mais aussi attirer une nouvelle génération de cyclistes vers le vélo de route assisté.
La transition douce à l’approche des 25 km/h pour éviter l’effet de « coupure nette » est particulièrement bienvenue. Cette fluidité est essentielle pour maintenir le plaisir de rouler, surtout en groupe où les variations de vitesse sont constantes.
Si les promesses sont tenues et que les derniers ajustements sont réalisés avec succès, ce moteur invisible pourrait bien redéfinir notre rapport à l’assistance électrique sur route. Une chose est certaine : la frontière entre vélos traditionnels et assistés n’a jamais été aussi fine.




