Le vélo électrique représente un véritable allié pour la santé, combinant effort physique modéré et accessibilité pour tous.
- Une heure de VAE permet de brûler 300 à 400 calories, contre 400 à 600 pour un vélo traditionnel
- Le niveau d’assistance choisi influence directement la dépense énergétique (de 60% à 85% d’un vélo classique)
- L’alternance d’intensités et une cadence élevée optimisent les bénéfices caloriques
- La régularité de pratique reste plus importante que l’intensité pour la gestion du poids
Quand je sillonne les routes lyonnaises sur mon vélo à assistance électrique (VAE), les questions sur la dépense calorique reviennent souvent dans mon atelier. Beaucoup de mes clients, novices ou aguerris, se demandent si leur monture électrifiée leur permet vraiment de perdre des calories. Une heure de pédalage assisté représente un exercice physique non négligeable, même si l’effort est différent de celui fourni sur un vélo traditionnel. Examinons ensemble ce que la science et l’expérience nous enseignent sur ce sujet.
La dépense calorique réelle pendant 1h de vélo électrique
Contrairement aux idées reçues, le vélo électrique sollicite bien notre organisme. D’après une étude publiée en 2019 par l’Université de Bâle, les cyclistes utilisant un VAE brûlent en moyenne 300 à 400 calories par heure, contre 400 à 600 calories pour un vélo traditionnel. La différence existe mais reste modérée.
Les facteurs influençant cette dépense énergétique sont multiples et personnels :
- Le poids du cycliste
- L’intensité de l’effort fourni
- Le niveau d’assistance choisi
- Le dénivelé du parcours
- Les conditions météorologiques
Lors de mes sorties dominicales dans les collines près de Grenoble, j’ai pu constater que même avec une assistance réglée au minimum, la transpiration reste au rendez-vous. Sur mon VAE, malgré mes 49 ans, je peux maintenir un rythme soutenu pendant plus longtemps qu’avec un vélo classique.

Pour calculer plus précisément votre dépense énergétique, vous pouvez utiliser cette formule simplifiée : poids (kg) × distance (km) × coefficient (0,05 pour assistance élevée à 0,08 pour assistance faible). Par exemple, une personne de 70 kg parcourant 20 km en une heure avec une assistance moyenne brûlera environ 70 × 20 × 0,065 = 91 calories.
| Niveau d’assistance | Dépense calorique moyenne (70kg/1h) | Pourcentage vs vélo classique |
|---|---|---|
| Élevé (Turbo/Boost) | 250-300 calories | 60% |
| Moyen (Tour/Normal) | 300-350 calories | 75% |
| Faible (Eco) | 350-400 calories | 85% |
| Sans assistance | 400-500 calories | 100% |
Ces chiffres confirment ce que j’observe chez mes clients : le vélo électrique représente un excellent compromis entre accessibilité et bénéfices pour la santé.
Comment optimiser la perte calorique à vélo électrique
Après des milliers de kilomètres parcourus et des centaines de clients conseillés, j’ai identifié plusieurs techniques pour maximiser la dépense énergétique lors de vos sorties électriques.
Jouer avec les niveaux d’assistance constitue la méthode la plus efficace. Lors de mes ateliers du mercredi, je recommande toujours d’adopter une approche progressive : commencez avec une assistance minimale sur le plat, et n’augmentez que face aux difficultés (côtes, vent contraire). Cette méthode permet d’augmenter l’effort fourni sans compromettre le plaisir.
La cadence de pédalage influence considérablement la dépense calorique. Une fréquence plus élevée avec une résistance modérée brûle davantage de calories qu’un pédalage lent et puissant. Visez 70-90 rotations par minute pour un équilibre optimal entre effort et endurance.
Certains de mes clients ont adopté le concept d’intervalles sur VAE. Cette approche consiste à alterner des phases d’effort intense (assistance minimale) avec des périodes de récupération active (assistance élevée). Par exemple :
- 5 minutes d’échauffement en mode assistance moyenne
- 1 minute en mode éco ou sans assistance
- 2 minutes en mode normal pour récupérer
- Répéter 10 fois
- 5 minutes de retour au calme
Cette méthode, inspirée de l’entraînement fractionné, s’avère particulièrement efficace pour maximiser la dépense calorique tout en améliorant les capacités cardiovasculaires. J’ai notamment constaté ses bienfaits lors de mes sorties avec le groupe des « Échappés » que j’ai fondé il y a quinze ans.

Les bienfaits du vélo électrique au-delà de la simple perte calorique
La question des calories brûlées ne représente qu’une partie des avantages du VAE. Dans mon atelier lyonnais, nombreux sont ceux qui témoignent d’une transformation plus globale après quelques mois de pratique régulière.
D’abord, l’amélioration de l’endurance cardiovasculaire se manifeste rapidement, même chez les personnes précédemment sédentaires. Une étude norvégienne de 2018 a démontré que les utilisateurs réguliers de VAE augmentaient leur capacité cardiorespiratoire de 8 à 10% en seulement un mois d’utilisation quotidienne.
Le renforcement musculaire touche principalement les membres inférieurs. Les quadriceps, ischio-jambiers et mollets bénéficient particulièrement de cette activité, même assistée. Les muscles stabilisateurs du tronc sont également sollicités pour maintenir l’équilibre et la posture.
J’ai également remarqué chez mes clients que la pratique régulière du vélo électrique améliore significativement leur moral. Cette sensation de bien-être résulte de la libération d’endorphines pendant l’exercice, mais aussi du sentiment de liberté qu’offre le vélo, même électrifié.
L’aspect écologique ne doit pas être négligé. En remplaçant des trajets motorisés par des déplacements à VAE, nous contribuons à réduire notre empreinte carbone. Comme je le rappelle souvent lors de mes interventions dans les écoles, chaque kilomètre parcouru à vélo plutôt qu’en voiture représente environ 200g de CO2 économisés.
Perte de poids et régularité : le vélo électrique comme allié quotidien
Si votre objectif principal concerne la gestion du poids, la régularité prime sur l’intensité. Un trajet quotidien de 30 minutes matin et soir (soit une heure au total) peut générer une dépense hebdomadaire supplémentaire d’environ 2000 calories, soit l’équivalent théorique de 250g de masse graisseuse.

Dans mon expérience d’artisan du cycle et de cycliste passionné, j’ai constaté que les personnes intégrant le VAE dans leur routine quotidienne obtiennent des résultats plus durables que celles pratiquant occasionnellement des sessions intensives.
Ce qui fait la force du vélo électrique, c’est son accessibilité. Il permet de maintenir une activité physique régulière malgré les contraintes : fatigue, dénivelés, distances importantes ou conditions météorologiques défavorables. C’est précisément cette régularité qui, sur le long terme, contribue efficacement à l’équilibre énergétique nécessaire à une gestion saine du poids.
Pour ma part, après des décennies de cyclisme sous toutes ses formes, je reste convaincu que le meilleur exercice est celui qu’on pratique avec plaisir et constance. Le vélo électrique représente souvent le compromis idéal entre effort physique bénéfique et plaisir de rouler.




